Quelques mots sur le complexe du sauveur blanc ou le « white saviorism »

A l’ère de l’égocentrisme exacerbé par le numérique, le white saviorism en a touché plus d’un. Il s’agit dans ce court texte de prendre du recul sur certaines pratiques sociales, courantes, dont l’usage massif les a rendues quasiment anodines bien que remises en cause, ceux qui les emploient étant aujourd’hui accusés du « complexe du sauveur blanc ». Il s’agit principalement de célébrités, parfois politiciens, mais aussi monsieur et madame tout-le-monde. Elles correspondent à l’ensemble des attitudes adoptées permettant au white savior de mettre en avant ses actions au service d’une cause humanitaire ou sociale en se considérant comme un héros bienfaiteur. Ces manifestations ne sont pas récentes mais le concept s’est popularisé il y a peu de temps. Sans doute est-il plus visible avec le développement des réseaux sociaux.

Donnons  quelques exemples concrets. Le white savior peut désigner l’humanitaire ou encore le touriste qui prend en photo des enfants dans des pays en développement sans s’inquiéter d’avoir leur autorisation ou celle de leurs parents, mais aussi celui ou celle qui organise des « voyages humanitaires » en recrutant sans scrupules des personnes nullement qualifiées pour participer à des « missions » à l’étranger.

Le complexe du sauveur blanc est dérangeant et surtout dangereux. L’analyse du phénomène et la recherche de ses origines est nécessaire pour mieux y répondre et appréhender ses méfaits potentiels.

  • Aider l’autre, se mettre en valeur : quelles intentions du white savior ?

Le compte Instagram « Barbie Savior » (@barbiesavior), tenue par deux humanitaires, entend dénoncer avec humour le dit complexe du sauveur blanc. Les images publiées relatent les aventures de Barbie, caricature du phénomène, en Afrique, où elle compte tout faire pour sauver le pays, soigner les malades, éduquer les enfants et pourquoi pas construire hôpitaux et écoles. Certaines photos, telles que celle-ci, font fortement écho à ce que nous pouvons voir sur certains sites Internet et comptes personnels.

Il est difficile d’estimer quantitativement le poids du white saviorism iconographique dans nos médias, nous limitant à des ressentis et impressions. Toutefois des journalistes et humanitaires cherchent à sensibiliser au problème en tentant de l’évaluer. D’après le magazine Slate, sur le site Le Routard.com, les enfants africains et asiatiques sont largement beaucoup plus photographiés que les enfants européens.

Ce type de comportement diffus dans nos sociétés, révèle en réalité une profonde condescendance à l’égard de la population dite aidée. Elle en deviendrait presque un moyen pour le white savior d’afficher sa « bonté » et s’attirer ainsi les reconnaissances soit peut-être, mais de façon plus subtile, un moyen de se donner bonne conscience et un sentiment d’autosatisfaction fière. Les deux hypothèses sont difficilement démontrables et inversement ; d’abord, si elles sont valables, la démonstration s’avère compliquer : le white savior osera-t-il avouer de telles motivations ? Ensuite, sans même remettre en cause sa sincérité, rien ne garantit une parfaite conscience du pourquoi de ses publications. Mais alors, ne s’agirait-il pas ici d’un simple procès d’intention ? Cette idée peut être défendue dans la mesure où aucun élément ne permet véritablement d’appuyer les hypothèses précédentes de façon concrète. Quoiqu’il est tout autant délicat d’imaginer d’autres explications.

Illustrons le propos. Imaginez si, exactement suivant le même principe, Monsieur X se filmait donnant une pièce de deux euros à un sans-abri dans la rue et publiait la vidéo sur les réseaux sociaux avec une légende presque sympathique ; tout le monde trouverait ça complètement absurde et déplacé. Pourquoi légitimer cela lorsqu’il s’agit  d’étrangers dans des pays en voie de développement ? Parce que le geste est plus « important » ? Parce que c’est plus loin donc… plus laborieux ? Peut-être certains seraient tentés de rétorquer qu’une simple aumône dans la rue n’est pas une aventure aussi excitante ou intéressante qu’un voyage humanitaire par exemple, mais le fond reste identique, une aide est apportée, certes louable, mais l’ostentation de celle-ci fait tâche d’ombre dans une initiative pourtant positive.

Il n’est pas question ici de donner aux lecteurs des noms de personnes « atteintes » du complexe du sauveur blanc, puisqu’il se ne s’agit pas de dénoncer tel ou tel comportement individuel mais au contraire d’étudier un système global dans lequel s’inscrivent des pratiques courantes et variées. Les exemples ne manquent pas et il suffit de visiter quelques pages Instagram ou Facebook de personnalités médiatisées pour remarquer les facilités avec lesquelles le white saviorism s’impose à l’acceptation populaire. Banal et non banalisé, il convient de réfléchir à ses fondements et les origines de sa propagation.

  • Approche socio-historique du white saviorism

Ce qui peut intriguer de prime abord dans l’expression « complexe du sauveur blanc », c’est bien l’épithète « blanc » qui la clôture. Son emploi reconnaîtrait implicitement une « racialisation » moderne des comportements. Prise littéralement, elle stipulerait que pour être qualifié de white savior, il faudrait être blanc, en fait, occidental.  En réalité, si tout individu aujourd’hui peut être sujet au white saviorism, il faut, pour comprendre le phénomène et ses réceptions, s’intéresser à ses origines, puisqu’il émerge dans un contexte précis, celui de la domination européenne. Nous pourrions remonter celles-ci au XVème siècle, au moment de la conquête du « Nouveau Monde », soit, de l’émergence d’un discours colonialiste encore embryonnaire. Celui-ci se développe véritablement à partir du XIXème siècle avec les grandes vagues de colonisation en Afrique et en Asie, la « mission civilisatrice » des peuples Blancs conférée par la « hiérarchie naturelle des  races » était l’une des justifications principales de l’expansion territoriale européenne. Il fallait venir en aide aux peuples inférieurs, les élever de leur condition primitive, le non-Blanc étant nécessairement peu ou pas civilisé. Ce qui nous importe dans cette brève rétrospection ce sont bien les relents de cet esprit encore visible dans certains perceptions de l’Autre et attitudes adoptées vis-à-vis de lui. Lorsque celui-ci dans la culture populaire est assimilé au retard dans toutes ses variantes, le complexe du sauveur blanc peut s’épanouir et être apprécié. Les saviors sont en réalité les héritiers de cette histoire, la mission civilisatrice s’est déchargée de son racisme assumé mais elle maintient ses bases fondatrices, à savoir, la défense du don de soi au service des autres dans l’ignorance quasi-totale de la réalité effective. Et c’est bien ce dernier point – fondamental – qui distingue le sauveur blanc dans sa « mission ». L’humanitaire sérieux est avant tout soucieux du bien fondé de son travail, de l’intérêt de sa participation à un projet, l’humanitaire sérieux dénonce le white saviorism qui privilégie l’exotisme, le goût de l’aventure à l’utile.

Le rappel de cet héritage colonial, bien que pertinent pour saisir le phénomène dans sa complexité, ne doit pas occulter les évolutions survenues depuis. L’Européen occidental ou l’Anglo-Saxon est plus à même d’adopter ces pratiques, ce qui ne s’explique pas par des raisons anthropologiques mais par les structures sociales où il évolue. En ce sens, le white savior des temps modernes est moins un Blanc convaincu d’une mission quasi sacrée assignée par l’ordre naturel qu’un individu maladroit pensant agir pour le bien. Tout le monde peut être un white savior, ou agir comme tel avant une prise de conscience.

Les motivations que peut connaître le sauveur blanc sont nombreuses mais la finalité reste la même : des erreurs de jugements à partir d’une volonté exprimée d’aider les autres, souvent à leurs dépends. Il faut cependant prendre en considération la grande pluralité interne au white saviorism. En effet, celui-ci se manifeste dans des situations variées dans la mesure où les motivations de ceux ou celles qui l’incarne sont de nature très différentes. Ainsi, il peut prendre une forme fortement connotée idéologiquement. Il n’est donc pas toujours question de capacité économique, c’est-à-dire la situation où une personne privilégiée dit aspirer à la solidarité bienveillante à l’égard des populations « du Sud ». On peut aussi qualifier de white savior celui ou celle qui donne des leçons d’éducation, de morale à des groupes dominés. Dit autrement, le white saviorism ne se manifeste pas uniquement lorsque celui qui le pratique voyage dans le petit village africain ou dans la province asiatique, il est multiscalaire et concerne aussi, dans une moindre mesure, les rapports au sein d’une même population. Ici, ce n’est pas le critère géographique qui permet de désigner le phénomène mais bien la condition sociale donc le rapport dominant-dominé. Ce dernier est moins fonction du capital économique stricte que du capital culturel au sens de capital culturel légitimé. Ainsi, à position sociale égale, le complexe du sauveur blanc peut encore s’exprimer, l’enjeu est dès lors rattaché à la hiérarchie des valeurs. Par exemple, lorsque certains individus expliquent à d’autres ce qu’il faut faire ou ne pas faire pour s' »émanciper » ou être « libre », donc en adéquation avec leurs principes idéologiques, ils reproduisent le schéma « white saviorist », mais d’une autre façon. L’attitude condescendante est reprise, l’illusion d’être utile et indispensable à la personne ou aux personnes auxquels ils s’adressent est reprise également.

Ainsi, le white saviorism est avant tout une question de rapports de force symbolique, un problème issu de positions de hiérarchie, qu’elle soit graduée par des échelons d’ordre économique ou autre. L’antenne Human Rights défend les droits fondamentaux de tous et la dignité de chacun. En ce sens, nous nous attarderons naturellement davantage dans ce court texte sur les problématiques relevant des Droit de l’Homme, inhérentes au complexe du sauveur blanc.

  • Le « volontourisme » : l’humanitarisme lucratif

Si le white saviorism se réduisait à prendre en photo les populations locales sans leur consentement, ce serait indéniablement une atteinte à la dignité des personnes, mais les effets à terme seraient minimes, dans la mesure où ces mêmes populations ne seraient pas directement impactées par cela. Les symptômes les plus dangereux du complexe du sauveur blanc apparaissent lorsque les personnes que l’on prétend « sauver » sont au contraire lésées par les white saviors.

Parmi ces symptômes, des pseudos agences humanitaires se sont développées, ressemblant davantage à des entreprises lucratives qu’à de véritables organisations à vocation solidaire. Qualifié de « niche très lucrative », par Mark Watson, directeur de l’organisme britannique Tourism Concern, les marges de bénéfices du volontourisme varieraient entre 30 et 40 %. A titre de comparaison celles du tourisme traditionnelle sont de 2 à 3%.

Ces organisations donnent l’illusion d’apporter une aide aux populations sans que rien ne soit véritablement construit. « Il n’est pas rare qu’un groupe de volontaires peigne une école… pour qu’un autre groupe de volontaires la repeigne deux semaines plus tard ! » prévient Mark Watson. D’autant plus qu’il arrive que les agences créent elles même le problème. Logique, s’il n’y a plus de « soucis humanitaires », il n y a plus de clients à exploiter, donc plus d’argent à en tirer. Ainsi, des orphelinats sans impact bénéfique sont construits pour recueillir des enfants. Par exemple, au Cambodge, où le nombre d’orphelins « recueillis » est passé de 7000 à 47000 en trente ans, 74% d’entre eux ont encore des parents selon UNICEF. «Les volontaires étrangers veulent tous ouvrir des orphelinats. Seulement, il faut les remplir ! Alors, croyant bien faire, ils retirent les enfants aux familles cambodgiennes pauvres, expliquant que c’est mieux, qu’ils ne savent pas s’en occuper. C’est raciste, colonialiste. Et si on retirait aux Français leurs enfants au seul motif qu’ils sont trop pauvres ?» déclare Sébastien Marot, cofondateur de l’ONG Friends International.

Parmi les plus connues de ces agences pseudo humanitaires, Projects Abroad contre qui une plainte a récemment été posée par l’Office de la protection du consommateur (OPC) au Québec. L’agence britannique « est accusé d’avoir « exercé les fonctions d’agent de voyages […] sans détenir le permis requis à cet effet », lit-on dans l’acte d’accusation déposé le 18 septembre dans le district judiciaire de Longueuil ». Déjà, ce même journal avait organisé en 2016 une enquête d’infiltration. Une journaliste avait « candidaté » à l’agence pour participer à une mission au Cambodge. Le prix : 2215 dollars (tarif des billets non compris) dont seulement 50 étaient versés à l’orphelinat dans lequel elle était envoyée. Cette entreprise recrute tout volontaire, à partir de 16 ans, sans qualifications, sans expérience et avec des formations minimes (la journaliste déclare avoir été « formée » en une demi-journée avant d’aller à l’orphelinat).

Projects Abroad propose ainsi un épouvantail large de missions, de la simple peinture murale à des soins médicaux, en fonction des envies de chacun. Certains jeunes y vont même s’entraîner avant de passer leur concours de médecine. « Un stage suppose un minimum de formation, un encadrement complet et des objectifs précis. Dans ce cas-ci, on ne répond à aucun besoin. C’est une dérive marchande, une commercialisation de l’aide humanitaire. L’entreprise fait de gros profits et ne sert pas les communautés. Sur le plan éthique, c’est irrecevable. » explique le docteur Nicolas Bergeron, président de Médecins du Monde.

Lorsque l’on prend connaissance d’une partie au moins de l’envers du décor de ces entreprises de l’humanitaire, on pourrait s’interroger sur l’impunité dont elles bénéficient. Pour l’instant, la seule plainte connue concerne Projects Abroad, même si là encore, l’amende risquée paraît minime eu égard au poids de l’arnaque. Justement, ce dernier point aussi soulève quelques questionnements. Qui est arnaqué ? Peut-on parler de vrais avantages offerts aux personnes prétendument aidées ? Où ne sont-elles uniquement réduites à un facteur capital au service d’organismes lucratifs ? Quant aux volontaires, ont-ils leur part de responsabilité dans le business de l’humanitaire ?

Certains d’entre eux ont témoigné pour dénoncer ces pratiques. Par exemple, Cédric, qui dans le cadre de ses études participe à un voyage humanitaire au sein de l’organisme The Green Lion, se confie au média alternatif Mr.Mondialisation sur son expérience. Il avoue avoir été rapidement désenchanté par la réalité du terrain, « non seulement les bénévoles étaient au cœur d’un système très lucratif qu’ils ignoraient, mais la structure exploitait surtout les locaux. La première semaine, dite “d’introduction”, est celle d’un touriste européen venu visiter l’Asie. Entre visites de temples et activités de plagiste, quid de la question de l’humanitaire ? Autant vous dire que pendant ces premiers jours, mon action humanitaire et les échanges avec les locaux furent très limités. Pour les semaines qui ont suivi, nos projets étaient situés dans un village typique, à quelques minutes environ de notre hébergement. Nos horaires de travail étaient en réalité de 3 heures maximum par jour au lieu des 5 annoncées ». Il ajoute qu’  « aucune mission concrète ne [lui] a été donnée » et que leur tâche sur le terrain concernait principalement la décoration des locaux. Le témoignage de Cédric est assez révélateur de ces arnaques commerciales. D’une part, la sécurité des personnes « aidées » ne constitue pas un élément de préoccupation pour les administrateurs de ces groupes lucratifs « j’étais en contact avec des enfants quotidiennement, sans qu’aucune information judiciaire ne m’ait été demandée – ce serait inimaginable en France. Le pire étant que, pour avoir posé la question aux volontaires, seulement la moitié en avait fourni une. Cela peut donc donner porte ouverte à de nombreux abus ». D’autre part, le coût de participation est complètement faussé, les volontaires pensent contribuer au projet humanitaire et servir les intérêts des concernés, en réalité, ce sont les membres des agences qui en tirent profit ; Cédric affirme, après avoir consulté un document des responsables de The Green Lion, que seulement 2% des frais versés à l’organisme était redistribués au projet.

Le cas raconté par le jeune homme n’est pas marginal, depuis près de deux ans, les témoignages se multiplient sur des plateformes telles que Twitter ou YouTube, souvent des étudiants qui reconnaissent les manipulations orchestrées par des entreprises similaires.

L’objectif de cet article annoncé plus haut consistait à comprendre le complexe du sauveur blanc dans sa complexité. Les dangers qu’il provoque actuellement lorsqu’il prend une forme marchande ne sont pas apparus indépendamment d’habitudes courantes installant et confortant un consensus silencieux, que de plus en plus d’humanitaires et représentants d’ONG cherchent à briser. Le white saviorism constitue donc bien un système large qui s’articule autour d’une logique récurrente, la prétention à aider l’autre en dissimulant un fétichisme ethnique ou une condescendance parfois à peine masquée.

Rédaction: Zineb MECHMACHA

 

*Article de Isabelle Hachey paru en 2016 dans La Presse (https://bit.ly/2UTf3fV)

Sources

https://www.parismatch.com/Actu/Politique/Sept-ou-huit-enfants-par-femme-le-refrain-africain-de-Macron-1554563

https://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-faits-divers/actualites-judiciaires/201810/19/01-5200880-poursuite-contre-lentreprise-de-volontourisme-projects-abroad.php

http://plus.lapresse.ca/screens/98b8c227-78a9-4bb8-8071-77c6d0570f59%7CI2rIIq53D6k0.html

https://www.rtbf.be/info/societe/onpdp/detail_le-volontourisme-un-business-aux-couleurs-humanitaires?id=9927524

https://www.liberation.fr/planete/2016/08/15/tourisme-humanitaire-la-vraie-fausse-pitie_1472579

https://www.projects-abroad.fr/?msclkid=ecba83f7aa7711fa7e71d814a8e57d1d&utm_source=bing&utm_medium=cpc&utm_campaign=B.%20Projects%20Abroad&utm_term=%2Bproject%20%2Babroad&utm_content=Projects%20Abroad

https://www.youtube.com/watch?v=7Of2YgOKqXY&t=124s

https://mrmondialisation.org/volontourisme-dans-les-coulisses-dun-juteux-business/


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